Née dans la région parisienne, Déborah Perez partage son jour d’anniversaire, le 14 mars, avec Albert Einstein. Si elle n’a pas reçu la bosse des mathématiques comme lui, elle est de son avis quand il dit : « l’imagination est plus importante que le savoir. Le savoir est limité alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution ». En effet, l’imagination occupe une grande place dans sa vie. Cette notion l’a poussée vers un domaine professionnel atypique et l’a conduite vers l’écriture.

Elle passa son adolescence à Nantes, et termina ses études à Bordeaux et à Paris. Après le cursus scolaire obligatoire dans lequel elle s’ennuie, les années universitaires furent une révélation pour son esprit friand d’histoire et d’art ; il se nourrit du talent des grands maîtres, de leurs inspirations et des phases historiques alliant bouleversements et créativité pour forger l’identité de chaque époque. Avec ses diplômes en histoire de l’art et de droit en poche, elle embrasse sa vie professionnelle dans les maisons de ventes aux enchères. Elle peut replacer les objets qu’elle étudie dans leur contexte, grâce à eux, elle a l’impression de narguer le présent pour voyager dans le temps à sa manière ; mais c’est aussi une façon de raconter des histoires aux clients qui s’en remettent à ses expertises.

Lors d’un bref passage en Suisse, elle tombe amoureuse de la Riviera, elle décide de quitter la France pour vivre à Lausanne, près du merveilleux lac Léman. Sa profession occupant beaucoup de temps, elle fit le choix de l’interrompre un moment pour en offrir à son imagination qui voulait s’exprimer concrètement. Une histoire trottait dans son esprit. Elle partagea quelques morceaux de textes sur un forum de jeu de rôle et les réceptions positives la poussèrent en secret à se laisser aller à son rêve d’écriture. Grâce à ce choix, caché à ses proches afin de préserver toute sa force créatrice, son premier roman L’étoile de Lowilo, premier tome de la trilogie, est né. L’éditeur Pierre Philippe le transforma en livre diffusé au public. Cela lui permit d’être sélectionnée, parmi une centaine de candidatures, au premier programme « de l’écriture à la promotion » mené par la Fondation pour l’Écrit qui encourage les nouveaux auteurs romands. Grâce aux différentes rencontres avec des professionnels, elle a pu se familiariser avec l’univers de l’édition, de la distribution, de la vente et forger son envie d’exister dans le monde littéraire.

Elle aime également s’évader dans la nature pour se ressourcer et calmer son esprit bouillonnant d’idées. Sa curiosité et son sens de l’observation détaillent aussi bien les objets d’art que les personnes qui enrichissent son lexique de caractères et d’émotions.

Son goût pour la littérature de fiction trouve sa source dans sa jeunesse, elle adorait parcourir des contes régionaux, elle piochait dans la bibliothèque paternelle pleine d’épopées et de romans historiques. Elle brûla de nombreux couvre-feux en lisant Marion Zimmer Bradley, Eiji Yoshikawa, des classiques brillants dans le réalisme comme Émile Zola, Charlotte Brontë, Flaubert. Elle se délecte aujourd’hui des lignes de Robin Hobb et de Ken Follett. Adolescente, L’histoire sans fin de Michael Ende fut pour elle une révélation ; le lecteur a toute sa place dans un univers fantastique qui peut exister grâce à son implication. Cet aspect ne la quitta plus. En tant qu’auteure, elle a toujours ce désir d’inviter les lecteurs à vivre une incroyable aventure avec elle.

Ses écrits dirigés vers la fantasy lui donnent la possibilité d’exploiter pleinement son imagination. Par la création d’un monde, elle inscrit des drames, des joies, des émotions et des valeurs. Rien ne peut limiter l’expression des sujets qu’elle souhaite aborder. Pour elle, un auteur est responsable de ses œuvres, alors, elle chérit le soin de transmettre du rêve et de l’évasion dans une réalité qu’elle juge parfois trop sérieuse et avare en sagesse.